COMIC SANS.

Synopsis (à lire avec une voix sombre et grave)

C’est par une nuit d’orage, dans les abysses de chez Microsoft, dans un bureau étriqué aux néons froids et affaiblis, que Vincent Connare, conspirait en secret.

Cet employé pourtant sans histoires avait pour mission de créer Microsoft Bob, un programme devant aider les débutants en informatique.
Souvenez-vous de ce chien Rover ou l’espèce de trombone qui communique avec l’utilisateur via des bulles de texte.

Un jour, le typographe fou pris d’une terrible angoisse devant la police Times New Roman, un peu trop stricte à son goût, eu une idée machiavélique !
CRÉER LE COMIC SANS MS !!!!!!!!!
(rire démoniaque)

Plus sérieusement.

Et… non, ce n’est pas une blague.
Vincent Connare, c’est lui ! (le coupable)

Sous son air satisfait, cet homme eu l’idée d’imaginer une nouvelle police d’écriture en s’inspirant de comics, d’où son nom.

Le but de ce monsieur Connare était de proposer une nouvelle police qui soit « fun » et qui n’ai jamais été vue autre part. Malheureusement pour lui, sa police ne sera pas prête à temps pour être intégrée dans le programme Bob. Sauf qu’elle rencontre un certain succès auprès des employés de Microsoft qui l’utilisent pour leurs mails en interne. Notamment les jeunes qui en abusent pour lancer des invitations à des anniversaires ou autres événements festifs car le but de Comic Sans MS est « de tout rendre marrant ».

Si Comic Sans MS n’est pas intégrée à Microsoft Bob, elle est finalement présente dans Windows 95 où elle commence à gagner en popularité.
C’est là que les ennuis commencent !

Toujours est-il que Vincent Connare est fier de sa création. Pour lui, c’est « une police censée répondre à une fonction. Elle était destinée aux novices de l’ordinateur, et elle a bien pris sur ce marché-là ». Pour Tom Stephens, directeur de programmes chez Microsoft, même constat : Comic Sans MS a cartonné sans avoir eu besoin d’en faire la promotion. Certes, elle a été mal employée mais « c’est surtout parce que les gens adoraient l’utiliser ».

Le constat qui pique...

Aujourd’hui, l’utilisation de cette police est considérée comme une faute de goût à la limite de l’amateurisme et les typographes puristes n’hésitent pas à la qualifier de puérile.

Certains expliquent que son utilisation décrédibilise le texte.